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  • Pierre-Luc Bélanger

Comment est-ce qu’une commotion ou même un cactus peut t’inspirer?

Mis à jour : mars 29


Lorsque j’écrivais le manuscrit de L’Odyssée des neiges, dans lequel mon personnage principal, Théo Marchand, a un accident de hockey qui le laisse avec plusieurs traumas, dont une commotion cérébrale, j’avais opté pour cette blessure, car c’est l’une des plus communes dans le monde sportif. Je ne m’attendais pas qu’à la fin juillet 2017 j’aurais un accident à la suite duquel les médecins me confirmeraient que je souffrais d’une commotion cérébrale. Est-ce la vie qui imite l’art ou l’art qui imite la vie?


Malgré la douleur et certaines séquelles qui ont perduré pendant un an, je me trouve chanceux, car tout est rentré dans l’ordre. À la lumière de ma propre expérience, lorsqu’est venu le temps d’effectuer les révisions du roman avec mes éditeurs, sans hésiter, j’ai modifié ma description des sensations vécues par Théo afin qu’elles s’apparentent à ce que je ressentais. Ayant côtoyé plusieurs gens qui ont eu aussi subi des commotions cérébrales, je sais que nous ne ressentons pas tous les mêmes choses à la suite d'un tel assaut au cerveau. Cependant, ce que Théo ressent, c’est exactement les sensations et les malaises que j’ai vécus.


«Il avait mal à la tête. On aurait dit qu’une main invisible pesait sur son cerveau. Théo reconnut la drôle de sensation qu’il avait eue après sa première commotion cérébrale.» (L'Odyssée des neiges, Éditions David, 2018, p.32-33)
« Des gens vinrent voir le patient qui partageait la chambre avec Théo. Les conversations se déroulaient en anglais, en français et en arabe. Le mélange de langues, le bruit du système de climatisation, la voix du père, puis la vidéo qu’un des visiteurs fit jouer sur son téléphone cellulaire firent déborder le vase. Théo souhaita guérir vite de sa commotion. Par expérience, cependant, il savait qu’il pâtirait encore longtemps. « Dès que je pense que ça va mieux, on dirait que je reçois une claque en pleine face », pensa-t-il. L’ado se força à ne pas pleurer. » (L'Odyssée des neiges, Éditions David, 2018, p.38)

Quand j’écris, je tente toujours de décrire les lieux visités, les sensations vécues afin que ça soit le plus réaliste possible. C’est à l’aide de mots que toi, mon lecteur ou ma lectrice, tu peux voir le sentier de motoneige bordé de conifères alourdis par la neige et que tu peux ressentir de l’empathie pour Théo qui souffre.


Valley of Fire Sate Park - Nevada (Photo : P-L Bélanger)

Au début du mois de juillet 2019, j’ai eu un accident. Oui, encore! Je sais que tu vois une thématique! Heureusement, cette blessure était mineure quoique tout de même douloureuse. Je me trouvais dans le Valley of Fire State Park au Nevada en train d’observer les formations rocheuses qui se trouvent dans ce coin désertique. Je te recommande vivement d’aller y faire un tour, ou d’effectuer une recherche dans Google. À regarder les paysages, on se croirait sur Mars! C’est capotant. Bon, je reviens à mon accident. En marchant, j’ai senti que quelque chose me piquait la jambe droite. Croyant qu’il s’agissait d’un insecte, j’ai tapé ma jambe avec ma main gauche sans regarder au préalable. ERREUR! Je ne sais toujours pas comment un bout de cactus s’était logé dans ma jambe, mais là je me trouvais aussi avec une multitude d’aiguilles bien enfoncées dans ma main. Je me souviens d’avoir tenté de tirer sur les piques avec mes doigts de la main droite. Je voyais ma peau qui suivait l’aiguille comme s'il s’agissait d'un crochet d’hameçon, puis le sang perlait. Parfois, les pointes restaient logées dans mes doigts. C’était clair que je n’arriverais pas à les retirer à main nue.




Ouch! Cactus dans ma jambe. (Photo : P-L Bélanger)

Heureusement, des amies étaient avec moi et nous nous sommes rendus prestement au centre des visiteurs où l’on nous a prêté une trousse de premiers soins. Au bout de quelques minutes, grâce à des pincettes et du désinfectant il ne restait que des marques rouges ou le cactus avait perforé ma peau. Bien que le corps étranger ne soit plus enfoncé dans mon épiderme, je sentais de la douleur et mon imagination, parfois trop fertile, m’a donné des douleurs fantômes. Le lendemain matin, afin d’avoir l’esprit plus calme, je suis allé à l’hôpital. Ça, c’est toute une autre histoire. ;) Maintenant que j’y pense, si un jour j’écris une suite à mon roman Disparue chez les Mayas, qui se déroule au Mexique, je pourrais y ajouter un incident avec un cactus!


1ère fois à l'hôpital aux É-U. (Photo : P-L Bélanger)

L’inspiration a plus d’une source. Si tu as le goût d'écrire, souviens-toi que parfois c’est une petite ou une grande douleur que tu as vécue qui peut te donner des idées. Que ça soit se cogner un orteil sur une patte de lit ou se fracturer un os. Trouve les mots justes, crée des comparaisons afin d’illustrer les sensations. Ainsi tes personnages seront réalistes et tes lecteurs pourront vivre de l’empathie envers les gens issus de ton imagination.


Bonne écriture!

Pierre-Luc

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